La publication du Décret-loi Royal 9/2025, qui étend le congé pour naissance et garde de l’enfant et modifie l’article 48.4 du Statut des travailleurs, a été l’un des sujets les plus importants dans le domaine du droit du travail durant les derniers mois de 2025.

Parmi les principales nouveautés figure l’introduction d’un nouveau congé parental rémunéré de deux semaines, applicable aux naissances, adoptions ou situations de garde ou d’accueil intervenues à partir du 2 août 2024. Sa mise en œuvre a suscité de nombreuses questions quant à son application pratique, tant pour les travailleurs que pour les entreprises.

Qu’est-ce que le nouveau congé parental rémunéré

Le nouveau congé parental est conçu comme un droit individuel du travailleur pour s’occuper de l’enfant, visant à renforcer les mesures de conciliation entre vie familiale et professionnelle, conformément aux politiques européennes en matière d’égalité et de coresponsabilité.

En règle générale, ce congé a une durée de deux semaines, pouvant être étendue à quatre semaines dans le cas des familles monoparentales.

Il s’agit d’un congé rémunéré : pendant sa durée, le travailleur perçoit une prestation économique qui remplace le salaire et évite une perte de revenus pendant cette période.

Différence avec le congé parental de huit semaines

Il est important de ne pas confondre ce congé avec le congé parental pouvant aller jusqu’à huit semaines, introduit par le Décret-loi Royal 5/2023, également destiné à la garde d’enfants ou de mineurs de moins de huit ans.

La principale différence réside dans son caractère économique :

  • Le congé parental de huit semaines n’est pas rémunéré
  • Le congé parental de deux semaines donne droit à une prestation économique.

Alors que le congé de huit semaines offre davantage de flexibilité dans le temps mais sans compensation financière, le nouveau congé renforce la conciliation en garantissant un revenu pendant son utilisation.

Prestation économique et rôle de l’INSS

La prestation économique liée à ce congé n’est pas à la charge de l’entreprise, mais est versée directement par l’Institut national de la Sécurité sociale (INSS).

Les deux semaines de congé parental rémunéré sont considérées comme intégrées dans le congé pour naissance et garde de l’enfant, qui atteint désormais 19 semaines rémunérées par parent après la réforme de 2025.

Par conséquent :

  • L’entreprise ne verse pas le salaire pendant cette période
  • La prestation est versée par l’INSS
  • L’entreprise doit gérer la situation administrative du travailleur et les obligations de cotisation correspondantes.

Procédure de demande

Face au grand nombre de questions après l’approbation de la mesure, l’Institut national de la Sécurité sociale a lancé fin 2025 une campagne d’information destinée aux bénéficiaires potentiels.

Depuis le 1er janvier 2026, les travailleurs peuvent demander cette prestation auprès de l’INSS, principalement via les canaux numériques mis en place en Espagne.

Impact sur la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale

L’entrée en vigueur du congé parental rémunéré constitue une nouvelle avancée dans le système de protection de la conciliation.

Cette mesure n’augmente pas seulement le nombre de semaines de congé, mais introduit également un modèle combinant protection économique immédiate et mécanismes d’utilisation flexibles à long terme.

Elle facilite ainsi l’organisation de la garde de l’enfant et la compatibilité entre vie professionnelle et vie familiale, en particulier durant les premières années de développement de l’enfant.

Dans un contexte où la conciliation est devenue un élément clé des politiques modernes du travail, ce type de congé contribue à réduire la perte de revenus liée aux responsabilités familiales et favorise un équilibre plus réel entre travail et vie personnelle.

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