Le Conseil des ministres a approuvé, le 17 février dernier, la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel (SMI) pour l’année 2026. Le texte a été publié au Bulletin officiel de l’État (BOE) le 19 février 2026 et est donc entré en vigueur le 20 février 2026, avec effet rétroactif au 1er janvier 2026.

Le nouveau SMI est fixé à 1 221 euros bruts par mois sur 14 mensualités, soit 17 094 euros bruts par an. Cette revalorisation représente une hausse de 3,1 % par rapport à l’année précédente.

Évolution du SMI au cours des dernières années

Le salaire minimum en Espagne a connu une hausse significative depuis 2019, année au cours de laquelle a eu lieu l’une des augmentations les plus importantes des dernières décennies. À cette époque, le SMI est passé de 735,90 euros à 900 euros par mois sur 14 mensualités, soit une augmentation de 22 %.

Depuis lors, les revalorisations se sont poursuivies de manière régulière, dépassant les 1 100 euros mensuels en 2024. Cette évolution répond à l’objectif de porter le salaire minimum à environ 60 % du salaire moyen, conformément aux critères fixés par la réglementation européenne sur les salaires minimums adéquats.

Quels salariés sont concernés par la hausse du SMI ?

La hausse du SMI ne s’applique pas automatiquement à l’ensemble des salariés d’une entreprise, mais uniquement à ceux dont la rémunération brute annuelle est inférieure à 17 094 euros pour un poste à temps plein à la date d’entrée en vigueur du texte.

Cela signifie que les entreprises devront vérifier les rémunérations actuelles afin de déterminer si certains salariés se situent en dessous de ce seuil et, le cas échéant, ajuster leur salaire conformément au nouveau minimum légal.

Impact du nouveau SMI pour les entreprises

La revalorisation du salaire minimum a un impact direct non seulement sur la rémunération des salariés, mais également sur les coûts salariaux supportés par les entreprises.

Alors que pour le salarié, la hausse représente environ 43,16 euros bruts par mois si les primes sont proratisées, ou 37 euros bruts par mois sur 14 mensualités, le coût pour l’entreprise est plus élevé.

Cela s’explique par le fait que l’augmentation salariale entraîne également une hausse des cotisations patronales de sécurité sociale, qui peuvent représenter environ 30 % à 39 %, selon plusieurs facteurs, notamment :

  • le type de contrat
  • l’activité économique de l’entreprise
  • le poste occupé par le salarié
  • d’éventuelles exonérations ou réductions applicables.

Par conséquent, l’impact économique pour l’entreprise ne se limite pas à l’augmentation du salaire brut, mais inclut également la hausse correspondante des cotisations sociales.

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